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La création artistique au cœur de Beaupassage


Paris, le 6 juin 2018

 

La nouvelle adresse parisienne gourmande et savoureuse, offrira une expérience artistique unique à travers des œuvres pérennes et immersives, conçues spécialement pour le lieu sur une idée de Laurent Dumas. Telle une intuition, les quatre artistes de BEAUPASSAGE ont choisi d’investir le thème du végétal. Cette commande exceptionnelle s’inscrit dans le cadre du programme « 1 immeuble, 1 œuvre » dont le Groupe est l’un des premiers signataires.

 

« LES DEUX CHÊNES » DE FABRICE HYBER

Rue de Grenelle, en entrant dans le passage, Fabrice Hyber s’est souvenu des frondaisons de la vallée de son enfance sous lesquelles il a nourri peu à peu sa pensée. L’idée a immédiatement germé. Sans aucun doute, il fallait faire de BEAUPASSAGE un lieu de bien-être et d’inspiration. En hommage à sa chère vallée vendéenne semée avec son père depuis 20 ans, il a choisi d’en mouler symboliquement un de ses plus vieux arbres, un chêne tricentenaire et de le déplacer ici. Inscrivant ainsi au cœur de Paris une marque, une pause, une mémoire du vivant. Moulé deux fois, l’arbre est placé dans la pure tradition des arts décoratifs, en copie de chaque côté du passage, les branches se rejoignant pour composer une frondaison. Au-dessus de celle-ci, une verrière filtre une lumière artificielle, laissant à penser que le vitrail aurait été inventé en passant sous les branches des arbres…L’un rouge et l’autre vert, les deux chênes de 6 m de haut se prolongent par une forêt de dessins qui couvrent les murs adjacents et se propagent jusqu’au plafond, formant une fresque de 70 m². Tout chez Fabrice Hyber est sujet à découverte et invention, de la fabrication du moulage du chêne vivant avec les anges du staff ou du stuc jusqu’à l’invention d’un procédé de peinture du verre sur le verre avec les génies flamboyants du verre.

 

« LA TRAVERSÉE » D’EVA JOSPIN

Diplômée en 2002 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Eva Jospin a imaginé pour BEAUPASSAGE une grande forêt enfouie dans la longueur du passage côté Raspail. Un corridor long de 28 mètres et haut de 5,30 mètres. Une forêt de carton formant sur le côté droit un immense haut-relief de haute futaie, réfléchi côté gauche par des polymiroirs plans. Matériau utilitaire, pauvre, humble, quotidien, diffus à volonté, le carton est le médium de prédilection d’Eva Jospin, sa véritable matière grise aux propriétés mécaniques et optiques. Une matière qu’elle apprivoise, hante et plasticise avec aisance et humour. En sortent des cartons précieux, fantasmagoriques, plus sombres qu’un sous-bois en hiver, plus éblouissants qu’une clairière en plein soleil, plus fascinants qu’un trompe-l’œil. LA traversée d’Eva Jospin invite par sa magie à une relecture de la forêt pétrifiée. Ou comment pénétrer BEAUPASSAGE comme dans un rêve.

 

« LES MANGOUSTES DE BEAUVAIS » DE STEFAN RINCK

Né en 1973 à Hombourg, dans la Sarre, Stefan Rinck vit et travaille à Berlin. Sculpteur de pierres, il expose naturellement dans les galeries de la capitale allemande, mais aussi à Bruxelles, Athènes, Munich, Madrid, St. Moritz, Londres et même en Corse, au Frac de Corte. C’est dans le cadre d’une récente résidence artistique à la Maladrerie Saint-Lazare de Beauvais que Stefan Rinck a réalisé un ensemble d’immenses sculptures en apparence ludiques, exposées en plein air sous un titre fatal et fataliste emprunté à un documentaire choc tourné en 1953 par Chris Marker et Alain Resnais, et dénonçant le manque de visibilité de l’art africain dans les musées : « Les statues meurent aussi ». Des statues monumentales. Parmi elles, un ensemble de trois mangoustes sculptées dans un bloc de calcaire d’Italie et pesant la bagatelle de 10 tonnes. Pièce unique en pierre calcaire, réalisée et exposée à ciel ouvert, Les Mangoustes sont à envisager comme une allégorie. Un rappel ou une alerte au public de l’artiste-artisan face au matériau brut. Comme un prélude à tous les artisans de l’excellence installés à BEAUPASSAGE. Évoquant par leur taille des gargouilles archaïques échappées d’un béffroi roman, les Mangoustes de Rinck forment un totem à triple face et triple corps, affichant l’expression interdite de ceux qui s’interrogent sur leur condition. Y voir aussi un spécimen transgressif du travail d’un artiste iconoclaste créateur d’un bestiaire chimérique, grotesque et mythologique, écho de pierre à la forêt d’Eva Jospin.

 

« L’ARBRE NEURONAL » DE MARC VELLAY

Élève de la céramiste et sculptrice Valentine Schlegel à l’atelier des Arts Décoratifs à Paris, Marc Vellay s’est révélé au mitan des années 1990. Retranché dans son atelier de Mortagne-au-Perche, dans l’Orne, il y a conçu la maquette de L’Arbre neuronal. L’Arbre neuronal représente deux préoccupations majeures pour l’artiste : les avancées les plus récentes de la neurologie et des sciences cognitives, et les obsessions récurrentes les plus anciennes de l’Homme : le bien et le mal, la mortalité, la sexualité. Un tronc coiffé d’une « chevelure neuronale ». Situé en cœur d’îlot, il accroche la vue et la conduit vers sa cime au fur-et-à-mesure qu’on s’en approche. Livré sur porte-tank, l’Arbre neuronal est un tour-de-force à la fois artistique et technique : 6 mois de travail, agrandissement à 4 mètres par numérisation de la maquette, modification des proportions, impression 3D, 472,5 kilos de bronze en cire directe + 20 kilos de tiges en inox, 6,5 m² de « neurones »….Une fois livrée, la pièce a été « enracinée » dans un massif de béton de 1m30, profond de 60 cm. Quant à sa patine, vert antique et noir brûlé, elle relève des arts bronziers les plus traditionnels. L’Arbre neuronal, arbre du bien et du mal est une pièce unique.

 

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